Quand la débrouille devient une nécessité

 Ici, y’a pas de plan B. Quand t’as pas de piston, pas de diplôme qui pèse, pas de tonton bien placé, t’as que tes mains et tes idées pour t’en sortir. Et c’est là que naît la débrouille. Pas pour faire style, mais parce que t’as pas le choix.

Ils sont partout dans le quartier. Le gars qui vend les unités, la meuf qui fait des tresses sur le trottoir, le môme qui te propose des cacahuètes avec un sourire qui cache la faim. La débrouille, c’est pas un mot cool sur Instagram. C’est une arme contre la galère.

Certains roulent à vélo avec des caisses pleines de fruits, d’autres bricolent des enceintes pour faire danser les rues. Y’en a même qui vendent des habits récupérés, repassés, emballés comme du neuf. Chaque idée est un ticket de survie. Pas pour devenir riche, juste pour manger, payer l’électricité, envoyer un petit à l’école.

Mais faut le dire : cette vie épuise. Se lever chaque jour sans garantie, devoir toujours négocier, convaincre, courir. Pas de repos. Pas de sécurité. Juste l’instinct. Et une rage de pas se laisser couler.

La débrouille, c’est du génie en silence. C’est l’intelligence des oubliés. Mais ce serait bien qu’un jour, on n’ait plus à être des acrobates juste pour vivre normalement.

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